La danse en Egypte

COURS

En Egypte, la danse est une très ancienne tradition transmise oralement de génération en génération depuis des siècles, principalement par les femmes, tant dans le contexte familial que parmi les danseuses professionnelles.

Parmi ces dernières, on trouvait les almées (femmes cultivées) qui se produisaient dans les maisons aisées, et les ghawazis appartenant aux tribus tziganes, qui dansaient dans les rues. En l’absence de sources écrites, on admet que la tradition a évolué très lentement, que les mouvements de la danse, les instruments de musique et même les vêtements que nous connaissons aujourd’hui ont leurs racines dans un passé remontant à l’époque des dynasties pharaoniques.

Au cours du XXème siècle s’est développée en Egypte la forme de solo féminin appelée « oriental » ou « raqs sharki » intégrant aussi bien des éléments des danses populaires et traditionnelles, que des apports du ballet occidental. Cette forme de danse s'est rapidement répandue tout autour de la Méditerrannée, puis dans le monde entier grâce au cinéma égyptien. C'est celle qu'on peut voir dans les hôtel de luxe et night-clubs des grandes villes d'Orient, où le contexte est purement de divertissement et où on retrouve une grande variété de styles.
Malgré les changements socio-culturels, la danse, avec ses rythmes caractéristiques et ses mouvements traditionnels, joue toujours un grand rôle dans la vie des Egyptiens de toutes les classes sociales et constitue une partie importante de la culture populaire.

Aujourd’hui encore, à travers tout le monde arabe, l'Egypte demeure une référence artistique unique. Dans toutes les classes sociales, on danse lors de célébrations publiques ou privées (naissances, mariages, circoncisions). Les traditions de danse sont nombreuses et parmi elles on recense aujourd'hui principalement trois styles :

MusiciennesDanseuses

Markanda ShaabiLE SHAABI
Ce style comprend toutes les danses populaires et traditionnelles des campagnes de toute l’Egypte. Elles font partie intégrante de la vie des fellahs, les paysans égyptiens, et ne manquent dans aucune fête. Ces danses ont peu changé au cours des siècles et restent les plus authentiques. Elles peuvent être interprétées par les femmes et par les hommes. Voir en particulier les fameuses danses de combat avec bâton ou tahtib.

Markanda 2005 LE BALADI
C’est la forme la plus récente, qui s’est développée au début du XXème siècle parmi les populations rurales émigrées dans les faubourgs des grandes villes. Au contact de la modernité, le répertoire de musique et de danses des fellahs s’est raffiné et complexifié, intégrant des instruments occidentaux tels que l’accordéon et le saxophone. C’est un mode d’expression typiquement égyptien.

Markanda classiqueLE CLASSIQUE (Sharqi) Cette forme plus raffinée descend de la tradition des danses et musiques jouées dans les palais et les maisons aisées de l’âge d’or de l’islam et de la période ottomane précoce. Elle inclut également les ensembles de musique et les danses des almées du 19ème siècle, ainsi que la musique classique contemporaine égyptienne et celle des grands compositeurs du XXème siècle, tels que Mohamed Abdel Wahab, Farid el Atrache et Abdel Halim Hafez.


 

 


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